lundi 23 janvier 2012

Ce héros qui est en chacun de nous, chroniques.



Sur le blog consacré à mon essai Ce héros qui est en chacun de nous, La puissance des mythes, je poste l'ensemble de la presse et des conférences nées autour de ce livre.

Notamment dans le BScnews de janvier 2012, j'écris un grand article sur Les mythologies au féminin, pp.55-59, en lecture libre ici ! Partez à la découverte de cette héroïne au fond de vous ou d'aspects méconnus du féminin !

Une soirée de débat m'a été consacrée en novembre 2011 au Théâtre de la Renaissance de la ville de Lyon avec la professeur d'université Anne-Claire Huby (Université Lyon 2). On peut désormais en lire la retranscription intégrale ici, sur la revue gratuite SENS PUBLIC !

L'auteur Christophe Léon m'interviewe par écrit pour son site L'écologithèque et c'est ici pour la lire.

Dans Le Magazine des Livres de novembre-décembre 2011, la chroniqueuse Guilaine Depis me fait le cadeau d'une jolie critique sur mon essai. A lire en PDF ici.

Je réalise aussi un article sur la traduction inédite d'un ouvrage de Joseph Campbell, par les éditions OXUS en 2011 : Mythologie et épanouissement personnel, Les sentiers du bonheur. Vous pouvez le lire en PDF ici.

dimanche 18 décembre 2011

Amélie Nothomb dans le magazine Bscnews


Début décembre 2011, je réalisai un entretien en public pendant une heure avec la romancière Amélie Nothomb à l'université de La Sorbonne sur Paris. Ce fut un grand succès !

Toute la partie de l'entretien concernant son roman Tuer le père vient de paraître dans le magazine du BSCnews de décembre : c'est ici dans pages 44 à 52 en accès gratuit.

Des jeux d'illusion à la dystopie inspirée d'Aldous Huxley, des noms à tiroirs de ses personnages à l'immaculée conception... découvrez cet échange littéraire où le brio et l'humour de Nothomb ne cessent d'éclater.

Bonne lecture,

Laureline Amanieux.

mercredi 14 décembre 2011

Yamina Benguigui et Aïcha dans Muze


Le magazine MUZE hiver 2011 est paru ! Je réalise dans ce numéro un grand entretien avec la réalisatrice engagée Yamina Benguigui autour des figures de mères et filles dans ses films, issues de la culture maghrébine, en particulier dans la série Aïcha jouée par Sofia Essaidi.

Ou comment réaliser ses aspirations de jeune femme moderne face aux valeurs maternelles traditionnelles ?

A découvrir dans ce numéro, c'est ici !


lundi 21 novembre 2011

Georges Schehadé et Alexandre Najjar


Ce mois-ci, je me consacre à de grands auteurs libanais dans mes chroniques et entretiens littéraires : je rends hommage dans le webmagazine gratuit BSCnews ici (pp.44-46) au poète Georges Schehadé pour sa magnifique Anthologie du vers unique, republiée aux éditions Bartillat. En pleine guerre du Liban, en 1977, Shéhadé a dû s'exiler de Beyrouth à Paris et loin de sa bibliothèque, il a composé, de mémoire, une anthologie avec un seul vers par page, un seul vers extrait de poèmes français connus de toutes les époques et qu'il aimait. Mais à chaque fois le nom de l'auteur du vers n'est pas cité, sauf dans l'index final. Cela donne un ensemble étonnant, énigmatique, unique, et ce fut sa réponse à la guerre car toute inspiration personnelle l'avait alors abandonné. Un livre culte !

Puis, j'interviens dans le Magazine des Livres numéro 33 (novembre-décembre) vendu en kiosque sur le dernier roman de l'écrivain libanais Alexandre Najjar : Kadicha aux éditions Plon.


Avec Alexandre Najjar, j'ai réalisé un grand entretien qui revient également sur ses anciens livres et s'ouvre aux questions difficiles de la guerre du Liban, de la cohabitation entre chrétiens d'Orient et musulmans, de la révolte du peuple syrien contre ses dirigeants tyranniques depuis mars 2011, comme sur les relations entre le France et le Liban.

Ce fut l'occasion également d'évoquer le poète libanais Khalil Gibran, voici ce petit extrait :

" Gibran se définit, dans une de ses lettres, comme « un chrétien qui a logé Mahomet dans une moitié de son cœur et Jésus dans l'autre moitié ». Il avait cette tolérance en lui. Dans un de ses tableaux, il représente Jésus, Mahomet et un bouddhiste dans le même tableau. Il dit : « je t'aime mon frère où que tu sois, dans ta mosquée, dans ton temple ou dans ton église » ; c'était une sorte d'œcuménisme qu'il prônait et qui fait la beauté de son message. J'ai rencontré récemment un chauffeur camerounais, dans un taxi en France, à l'aéroport de Roissy. Il me demande d'où je viens. Je réponds : « du Liban ». Et là, il sort du tableau de bord Le Prophète de Gibran et me dit : « c'est mon livre de chevet, c'est une passagère brésilienne que j'ai pris dans mon taxi un jour, qui m'a vue très triste et qui m'a dit : « je vais vous envoyer un livre qui va transformer votre vie » » Donc c'était quatre pays qui se retrouvaient autour d'un livre ! Cela renforce ma conviction que cet auteur est universel. Il offre un message philosophique et de sagesse spirituelle pour tous."

Bonne lecture,

Laureline Amanieux

mercredi 16 novembre 2011

Mozart, Hélène Grimaud, Mat Hennek


Voici l'une de mes oeuvres préférées de l'artiste photographe Mat Hennek où la frontière entre photo et peinture s'efface tout à fait par le travail sur les couleurs et particulièrement la texture. En mars dernier, j'ai eu ce privilège, dont je reste encore très émue, d'écrire la plaquette de présentation pour le catalogue de Mat Hennek ; elle fut traduite en anglais et en allemand pour ses différentes expositions.

On peut en découvrir un extrait sur le site de la galerie 64bis, et deux entretiens en vidéos que j'ai réalisés avec Mat Hennek pour la Web TV Savoirchanger.

Un autre extrait de ma présentation est aujourd'hui cité dans l'édition spéciale du dernier CD de la pianiste Hélène Grimaud (novembre 2011) qu'elle consacre entièrement et pour la première fois à Mozart en interprétant les Concertos numéro 19 et 23.

L'édition spéciale inclut en effet un DVD et un superbe livret : on y découvre un long entretien avec la pianiste, et les photographies d'art de Mat Hennek au coeur de la Nature.

"Entrer dans la Nature, c'est céder le contrôle, perdre la conscience de soi et trouver le souffle dans l'instant. De la même manière, chercher l'essence de Mozart ouvre une voie pour retourner à la Nature", écrit à leur sujet Hélène Grimaud dans ce livret.

Merci de tout mon coeur à elle, à Mat Hennek et à la galerie 64bis pour leur confiance et pour ce cadeau magnifique d'être présente par les mots à leurs côtés.

Laureline Amanieux

jeudi 6 octobre 2011

Rom@ de Stéphane Audeguy


"J'écris de manière hystérique, je ne m'occupe que de ce que j'ai à faire" : c'est ainsi que le romancier Stéphane Audeguy m'a décrit son acte d'écriture, un après-midi d'automne devant la Villa Médicis où il fut pensionnaire d'avril 2009 à avril 2010, et se consacrait à un roman intriguant : la ville de Rome y prenait la parole !

Désormais, ce roman est paru fin août 2011 et s'intitule Rom@ : "Il arrive que Rome ait des moments d'absence. Il se passe alors des choses étranges : Audrey Hepburn reprend des vacances romaines, Mussolini du service, et des fauves de nouveau bondissent dans l'arène du Colisée. Quand le temps est hors de ses gonds, il ne reste aux hommes comme aux villes qu'à tenter d'en sortir : cela s'appelle l'amour". C'est ainsi qu'Audeguy nous entraîne dans des épreuves olympiques, à l'intérieur d'un jeu-vidéo en ligne intitulé Rom@ où les équipes internationales affrontent les déréglements du temps dont la seule échappée pour les héros est en effet l'amour.

Cet après-midi-là en 2009, nous avions réalisé ensemble un grand entretien dont une partie consacrée à Rom@, et qui est parue dans Le Magazine des Livres, le 15 septembre 2011. Ce qu'il faut ajouter au sujet de notre entretien, c'est son atmosphère. Imaginez les tombereaux de pluie dans notre échange (oui, il pleut à Rome, beaucoup même). Ecoutez le cri des étourneaux sansonnets par légions dans le ciel d'automne. Palpez cette forme de parole à brûle-pourpoint qui est celle de Stéphane Audeguy, parlant par associations d'idées, revenant soudain sur une question posée quarante minutes plus tôt et que le discours avait écartée, suivant une autre voie.

Son langage est ainsi une série de mouvements au gré des échos suscités par les mots, comme si sa pensée sortait des mots, refusant absolument la linéarité d'un raisonnement à la française. Dès le départ, je n'ai pas jeté un œil sur la liasse de questions préparées selon un ordre logique. Toutes étaient présentes dans la batterie de ma mémoire, je fis appel à elle en suivant les chemins multiples qu'empruntaient la parole nourricière d'Audeguy. Ou comment parler avec un encyclopédiste des temps anciens et actuels.

Par instants, il s'interrompait pour contempler les étourneaux qui picoraient le pot de terre derrière nous, avant de former un peu plus tard des ondées sonores. Ou bien, il montrait tout à coup le Palais de Justice romain, que l'on surplombait depuis notre colline, et déclarait avec humour : c'est une « atrocité en marbre, qui paraît-il s'enfonce dans le sol... C'est rassurant, il suffit d'attendre ».

Et au sommet de cette colline où se dresse la villa Médicis, c'était un peu nous trouver dans les nuages (et même dans La Théorie des Nuages :-), pouvoir les observer à lisière de ciel, une fois la pluie retirée, dans l'orangé de fin du jour, quand les étourneaux forment ces nuées aléatoires fascinantes comme un tableau mouvant et que des scientifiques de l'université romaine, La Sapienza, étudient malgré l'impossibilité d'en faire le tour.


A se demander si la Littérature, ce n'est pas cela, un vol d'étourneaux.


Laureline Amanieux.

dimanche 18 septembre 2011

Nouveaux articles littéraires sur Murakami, Audeguy...


Pour cette rentrée Littéraire, j'interviens dans deux magazines : le webmagazine BSCnews, et le Magazine des Livres (en kiosque depuis le 16 septembre).

A la page 80 du BSCnews, j'écris sur les effets de 1Q84 dans notre vie, cette trilogie saisissante du romancier japonais Haruki Murakami, le plus grand écrivain contemporain à mes yeux. Le magazine est gratuit !

Dans Le Magazine des Livres, j'interviewe le talentueux romancier Stéphane Audeguy sur son roman Rom@ chez Gallimard et je chronique Elizabeth et son jardin allemand de Elizabeth Von Arnim, puis à nouveau pour un article approfondi 1Q84 de Murakami.

Petit extrait de l'entretien avec Audeguy :

"Ecrire est une affaire vitale. Sinon, à quoi bon ? Il s’agit d’en sortir changé, et toujours amené vers d’autres rivages. M’émeut particulièrement ce qu'écrit Leibniz à la fin de l’un de ses essais : « je me croyais arrivé au port, me voilà rejeté en pleine mer ». Ecrire, comme lire, c'est se mettre en position d’être affecté. J’espère que certains des miens usent de mes livres comme d’une expérience. Ils l’ont été pour moi : il ne s’agit pas d’abord de faire un roman, ni de le faire publier, mais d’ajouter à notre façon de vivre de nouvelles façons de voir, de penser, de sentir. Ou, comme dit Ponge, de « prétendre à d’autres qualités » que celles qui nous sont conférées par les hasards de l’existence sociale."

Bonne lecture,

Laureline Amanieux.