samedi 28 mars 2009

Hélène Grimaud

J'ai pensé : mon article sur Hélène Grimaud n'est pas assez complet... alors j'en ai écrit un autre à la suite sur l'orchestre de la Deutsche Kammerphilarmonie Bremen : il se trouve dans les liens, à droite. C'est l'orchestre qui l'accompagne sur son magnifique cd “Bach”, dont on trouve un clip vidéo ici, et qui jouait à New York, le 4 mars 2009, la Grosse fugue de Beethoven.

Je ne l'aurais jamais entendue si la pianiste Hélène Grimaud n'avait pas joué quelques minutes plus tôt enveloppée par ce même orchestre. Sans son insatiable tempérament d'activiste de la musique classique, voilà ce qui ce serait produit : je n'aurais pas connu la lave.

Comme je l'écrivais dans l'article sur la pianiste-lumière, quand elle a joué avec cet orchestre, elle s'accordait au jeu fervent des autres musiciens, le corps tournoyant au rythme des instruments à cordes comme si sa propre chair était devenue l'évanescence d'un son. Vive impression pour le public de flotter sur un fil de soie.

Hélène Grimaud a les mains qui marchent jusqu'au ciel. Elle fait battre les paupières du coeur surtout quand on les a refermées.

Laureline, ©.
Photographie par Mat Henneck.