dimanche 10 mai 2009

Interview animée avec Gabriel Pierné.

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Avouons-le. A Paris, au bout de la rue Mazarine, avant d'arriver sur le quai de Conti, nous faisons halte au square Gabriel Pierné sans savoir vraiment le musicien qu'il fut. Ses dates : 1863-1937.

Pour l'essentiel, c'est un jeune prodige amoureux des oeuvres d'autrui et exigeant pour les siennes
. Pour l'anecdote, c'est l'arrière-arrière grand-père de mon fils.

Il joue du piano avant 5 ans, compose sa première Sérénade pour violon et piano opus à 16 ans, remporte le Prix de Rome à 19 ans. A 27 ans, il succède à son maître César Franck, organiste de l'église Sainte-Chlotilde. Son autre maître fut Massenet. Son ami proche : Camille Saint-Saens.

Travailleur acharné au tempérament de mélodiste, Gabriel Pierné donne à son piano la brillance d'une voix, ce qui le rend si ouvert à nous tous.
Il transcrit Bach, vénère Beethoven, écrit musique de chambre, symphonies, mélodies et opéras comiques. L'Allemagne, l'Italie, la Suisse et les Etats-Unis le jouent encore régulièrement.

Il est généreux
. A 19 ans, pensionnaire de la villa Médicis, il compose souvent à quatre mains, organise un concert d'orgue au bénéfice de son professeur d'italien, Paolo, dont il a remarqué la grande pauvreté ; il fait entrer dans sa chambre un chien perdu. A 37 ans, il devient chef d'orchestre des Concerts de Colonne. Il révèle les autres, ses contemporains : Debussy, Ravel, Roussel, Stravinski, Enesco.

Né à la fin du romantisme, il n'en prend pas le tumulte, on peut le regretter, mais il en perfectionne les subtilités
.... On frissonne pour ses oeuvres délicates aux accents nostalgiques de Chopin. Des extraits mp3 gratuits ici. Je conseille le numéro 9, au piano seulement : "romance sans paroles".

Et sa Tarantelle,
ici.

Laureline.