mercredi 1 avril 2009

Il marche dans les tunnels du métro parisien peinture dans les paumes, ou gravit des montagnes en Espagne avec uniquement un sac de couchage en vrai voyageur de l'âme.

Il a du Rousseau sous les pieds. Il pense que l'art, c'est mettre en danger son corps : seule condition pour mettre en danger les fausses valeurs du monde.

Et il est poète :


Adieu Grenade et l'Alhambra, aux cours hantées de légendes
Et aux corridors tatoués d'arabesques chatouilleuses.
Adieu cité caverneuse aux caves sédentaires.
Que ta musique ne sache jamais démentir son âme mauresque
Et que la divine mélodie digestive de tes boyaux ne ternisse
Jamais son authentique son air.
Frappez vos pognes et
Tapez les pavés des épices de vos souffrances ardentes !
Adieu Buleria, je vous quitte flamencas calles.
Au revoir oasis andalouse.
Jamais mon regard n'aurait dû toucher tes murs
Ou mirer du haut des maures miradors montagnards.
Amoureux de Grenade, cette vie parfois duele.
Olé !

Etienne Dumas.