mardi 7 avril 2009

Jean-Pierre Rosnay et la poésie vive.



Disque de poèmes en vente au Club des Poètes"Tu as bien de la chance d'avoir 18 ans. (...) Tu écris : “tu souffles sur mes peurs comme une chandelle”. Viens. Le Club des Poètes n'attend plus que toi”.
C'est la lettre que m'écrivit
le poète Jean-Pierre Rosnay, il y a 14 ans. Elle me bouleversa. Je vins. Je ne savais pas encore que lui, sa muse Marcelle et son fils Blaise me donnaient des amis intenses, des convictions fortes, mon mari, Louise Labé, une âme-soeur, un lieu d'écoute aux tentures rouges, de découvertes au son des voix, de communion : l'étendue de ma vie.

Et ce fut lui et les éditions du Club des poètes qui publièrent mes premiers recueils de poèmes. Ils ont été aussi publiés en ligne sur internet ici si vous souhaitez découvrir ma poésie.

Le Club des Poètes, c'est un cratère encore fumant de militantisme poétique, de métaphores vivantes, et de rimes utiles
. Et l'on y tombe amoureux assis sur un tabouret de bois ancien. Barbara, Aragon, Cocteau, Georges Moustaki sont passés par ici et n'y repasseront pas. Mais tous, à tout moment du jour et presque de la nuit, nous sommes invités à y participer en compagnie du poète, de sa muse, Tsou, de son fils Blaise Rosnay et tous leurs amis en poésie.

Jean-Pierre Rosnay est le poète des combats ardents qui n'a jamais baissé la flamme, de la résistance
pendant la guerre quand "ils disaient tous ma France ou la France éternelle", et plus tard par sa résistance aux théories. Ses engagements pour une poésie vive expérimentée par le coeur. Celle qui peut "tenir l'âme en état de marche".

Il nous a quitté mais ses yeux rieurs restent dans nos mémoires de ceux qui voient le jour courir à travers les rimes :

"Je ne veux rien savoir
Rien écouter et rien entendre
J'élude le blanc et le noir

Et j'ignore le vert le plus tendre

Je ne veux ce soir rien comprendre

Mais te voir te boire et te prendre

Je te prendrai comme un bateau prend la mer"


Laureline.