lundi 6 juillet 2009

Les yeux dans la vague.


J'ai compris ma nature de vague récemment. Je contemplais la "Piscine" de l'artiste argentin Leandro Erlich. C'est à PS1, l'annexe ultra contemporaine du MOMA dans le Queens près de Manhattan.

Comme le dit si justement la chorégraphe américaine Jean Erdman, l'artiste est semblable au mystique, à ceci prêt que ce dernier ne crée pas (toujours) une oeuvre
. Quand on entre dans cette piscine, c'est en descendant un escalier. Il nous emmène dans une cave bleutée où rayonnent des ondes de lumière qui troublent la gravité. On baigne alors dans des reflets seulement, tandis qu'au-dessus les autres sont eux-mêmes un tremblement transparent.

Voilà avec humour une manière ingénieuse et forte de nous rappeler que transformer le monde dépend d'abord ou seulement de notre capacité à transformer notre regard - physiquement et psychologiquement.

Et nous sommes – l'autre aussi qui me paraissait si contraire - une unique vague troublée.

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