lundi 20 juillet 2009

San Francisco faite femme.


Je suivais l'ondulation du chemin et de mes pensées quand la ville surgit. Tout d'abord, ce fut l'eau vibrante de la Baie qui étourdit mon regard, puis la poussière de lumière montant vers la ville, brouillant ses contours, si bien que les tours de Downtown, encerclées par ses ondes, se liquéfièrent.

Les lignes droites se courbaient, les vitres teintées se fluidifiaient, absorbaient le chatoiement lumineux de l'eau comme si ça leur entrait dans le verre.

L'étreinte de l'eau et du métal me troubla. Comme les mirages créés par la réverbération de la lumière sur une route, la ville était mouvante, incertaine.

Elle bougeait et dansait comme une femme.

Laureline, (extrait d'un de mes textes en cours de réécriture:-). ©