mercredi 8 juillet 2009

"Une pensée, et l'immensité est emplie."

Je viens de lire Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, du poète anglais William Blake (1757-1827), traduit en français par André Gide, et je ne résiste pas à mettre ici quelques uns de ses proverbes : petit bouquet choisi, avec une illustration par Blake lui-même.





Pour créer une petite fleur, des siècles ont travaillé.

Le Désir non suivi d’action engendre la pestilence.

Celui dont le visage est sans rayons ne deviendra jamais une étoile.

Des ouvrages du temps l’Éternité reste amoureuse.

L’oiseau ne vole jamais trop haut, qui vole de ses propres ailes.

Un corps mort ne venge pas d’une injure.

L’acte le plus sublime, c’est de placer un autre avant soi.

La joie féconde, la douleur accouche.

À l’oiseau le nid ; à l’araignée la toile ; à l’homme l’amitié.

Évidence d’aujourd’hui, imagination d’hier.

Citerne contient, fontaine déborde.

Sois toujours prêt à dire ton opinion, et le lâche t’évitera.

Tout ce qu’il est possible de croire, est un miroir de vérité.

"Si les fenêtres de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme, — ainsi qu’elle l’est — infinie" et "Ceci sera obtenu par une amélioration de la jouissance sensuelle".

Aux reconnaissants, les mains pleines.

Si plane un aigle, lève la tête ; contemple une parcelle de génie.

Exubérance : c’est Beauté.

La culture trace des chemins droits ; mais les chemins tortueux sans profit sont ceux là mêmes du génie.